ARCHI.archis

31 octobre 2013

A MEDITER . . .

[…] L’ancienne estimation du site, le goût de l’ensoleillement, le sens de l’orientation, la nécessité de la végétation, etc.  perdront leur caractère bucolique,  voire  hygiéniste,  ce degré de promiscuité avec les détails d’un  paysage étant  oublié au profit d’une conscience survolée du lieu. De la même manière que tous les prétendus « milieux naturels » de l’homme se sont révélées n’être que le reflet  de  superstitions primitives, le goût de l’agreste apparaitra finalement comme  une survivance de l’antiquité. […]

Paul Virilio, février 1966, in : 1 La fonction oblique, architecture  principe/ Les éditions de l’imprimeur1997.

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16 octobre 2013

PREMIER GRAND PRIX D'URBANISME EN 1959

A quelques temps d’intervalle, j’ai lu 2 livres d’architectes narrant leurs souvenirs.

Le premier, lors de ce mois d’août 2013, de Charles DELFANTE, Souvenirs d’un urbaniste de province, éditions du Linteau, paru en  2010. 

Le second, ces  jours-ci, de Georges CANDILIS, Bâtir la vie, un architecte témoin de son temps, édition infolio, paru en 2012.

Ces deux architectes ont travaillé sur la même opération de l’extension de  Bagnols-sur- Cèze, années 50 ; commune qui est passé de 5 000 habitants en 1956 à 17 000 en 1972.

Candilis est avec Josic, Woods, Piot, Brunache, Dony, architectes en chef.

Les urbanistes sont C. Delfante, R. Coquerel.

Dans son livre, Candilis, pages 214 à 219, décrit cette opération et nomme au passage R. Coquerel qui rejoint ses vues… Il date de 1956 son premier contact avec cette ville

Pour conclure G. Candilis, page 219 écrit : « Le gouvernement  français nous a accordé le premier  prix d’urbanisme. »

Delfante, pages 67 à 83, intitule son chapitre Bagnols-sur- Cèze : doubler une petite ville (1953-1959).

Il précise que la direction de la construction entreprend rapidement une opération de 300 logements sous la houlette de Candilis, Josic, Woods, sur un terrain défini par lui (pas tout  à fait ce que raconte Candilis). « Alors sous la  houlette du médiocre urbaniste en chef du secteur, Raymond COCQUEREL (faute de frappe dans le livre COQUEREL), Candilis a accepté d’étudier un plan masse dans le cadre du plan d’urbanisme […] ».

« La réussite et le Grand prix d’urbanisme sont le résultat d’une convergence d’hommes et de volontés : en premier lieu la bonne entente entre  l’architecte en chef de l’opération et l’urbaniste […] »

À deux reprises, en 1959 et en 1961, il -CHARLES DELFANTE - reçoit le Prix national d'urbanisme, pour l’aménagement de Bagnols-sur-Cèze, près de la centrale nucléaire de Marcoule, et pour l'opération dite " Firminy Vert ". (dans Forma urbis, l’étude de P.Y. Saunier).

Alors qui a eu ce prix ? En 1959, le nouvel ensemble de Bagnols-sur-Cèze est récompensé par le Prix d’urbanisme du gouvernement français (décerné pour la première fois en France) c’est l’ensemble des équipes qui est lauréat : les urbanistes Delfante et Coqueret, les architectes Candilis, Josic et Woods. Des sources cite ajoute le  ministère lui même…

Conclusion je préfère le texte de Delfante à celui TRES restrictif de Candilis. Pour la petite histoire, Le Corbusier avait dit  à Delfante « Candilis est un bon architecte, mais c’est surtout un  bon commerçant… »

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10 août 2013

UN LIVRE

BLOG Architectures de Cartes Postales 2 : de DAVID LIAUDET

vendredi 19 juillet 2013

Port Gruissan en vérité

Vous aurez remarqué que depuis peu et sous l'impulsion passionnée de Clément Cividino [expo à PORT LEUCATE], la Mission Racine retrouve une actualité bien éclairée.
Il était temps en effet que l'ensemble architectural qui empêcha le bétonnage à l'espagnole de nos côtes soit reconnu historiquement et esthétiquement.

Si Clément semble surtout poser son attention sur Port Leucate et Port Barcarès au travers du très vigoureux Georges Candilis dont on fête le centenaire de la naissance, voici que vient d'être publié L'aventure du balnéaire, Port-Gruissan par Daniel Leclercq aux éditions Valda/Saint-Roch.
Daniel Leclercq nous le connaissons bien sur ce blog par ses commentaires sur les posts toujours justes et précis et par ses envois généreux de cartes postales.

Ce livre réussit le pari de remettre à plat l'histoire de la station, de rétablir les vérités de la transformation de ce littoral et de préciser chaque point, chaque détail, chaque idée reçue sur cette station mais également plus généralement sur la politique et les acteurs de cette politique de construction.
C'est riche et les documents se succèdent à un rythme effréné.
Attention ! C'est un livre tout de même très historique et prolifique qui n'est pas un livre de "belles images" même si les photographies et les documents en font un bel ouvrage qui donne envie d'aller voir !                   Mais quel travail !
Rappelons que les architectes de Port-Gruissan sont Raymond Gleize et Édouard Hartané.

Il vous faudra donc si cette période et cet espace vous intéressent lire ce livre qui vous remettra en quelque sorte les pendules à l'heure sur la fondation d'une telle cité. Port-Gruissan devenant ainsi sous la plume avertie de Daniel Leclercq le cas exemplaire du genre.

Et comme l'auteur place l'un de mes textes dans les toutes premières pages de son ouvrage, je ne vois vraiment pas comment je pourrais faire autrement que de vous le conseiller. Et j'aime bien que Daniel Leclercq, gentiment me rappelle que bien plus que des voussures il aurait fallu dire voutins ! Oui, j'aime cette précision car elle est le signe d'une attention et d'un sérieux que rien ne semble démentir chez Daniel Leclercq.

L'aventure du balnéaire, Port Gruissan de Raymond Gleize et Édouard Hartané
Daniel Leclercq, urbaniste / édition Valda / Saint-Roch / isbn-9782353212132

 

>Commande par souscription : danielec46@yahoo.fr

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08 juillet 2013

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15 juin 2013

Le tribunal de grande instance de Paris a autorisé la démolition de l'immeuble du célèbre architecte Paul Chemetov, à Courcouronnes (Essonne), estimant qu'elle est "légitime et proportionnée", dans un jugement communiqué vendredi 14 juin par son avocat.

Prévue pour la fin de l’été, la démolition de cet immeuble en équerre sorti de terre en 1984 s’inscrit dans le projet d’aménagement d’un éco-quartier de 850 logements à Courcouronnes, porté par la communauté d’agglomération Evry Centre Essonne (CAECE) et validé en 2009.
Mais depuis un an, ce projet de rénovation urbaine était au coeur d’un bras de fer entre le bâtisseur – concepteur du ministère des Finances à Bercy – et le maire de la ville, Stéphane Beaudet.

Droit moral et objectif légitime - Les juges ont tranché jeudi. Ils estiment que si l’immeuble décrié de M. Chemetov est “une oeuvre de l’esprit protégeable au titre du droit d’auteur” (..) sa démolition est “légitime et proportionnée au regard du droit moral de l’architecte”, s’agissant d’”un immeuble à vocation utilitaire et non pas purement esthétique”.

L’immeuble de Chemetov est “un verrou” qui enclave le quartier, “brise la perspective” et n’assure “plus des conditions de vie sereines à ses habitants” face à la hausse du trafic de drogue et des incivilités dans les parties communes, justifient encore les juges.
En ces termes, le tribunal a suivi les arguments avancés par la CAECE, propriétaire des lieux, lors de l’audience du 26 avril devant la 3e chambre civile.

Cette décision va permettre de “lancer une vaste politique de rénovation dont les premiers bénéficiaires seront les habitants”, se sont félicités dans un communiqué Francis Chouat et Stéphane Beaudet, respectivement président et vice-président de la CAECE.
“Un bâtiment appartient avant tout à ses habitants” et “ne doit pas être confisqué par son architecte”, ont-ils insisté.

Les goûts, les couleurs, et le patrimoine du XXè siècle - Au cours de la procédure, le bâtisseur avait dénoncé une volonté de “faire table rase du patrimoine du XXe siècle” et “un gâchis d’argent public”.
Ce dernier, représenté par Me Michel Huet, a indiqué dans un communiqué qu’il saisirait la cour d’appel de Paris pour réaffirmer qu’il n’est “pas nécessaire de détruire” le bâtiment, celui-ci pouvant “être transformé pour les besoins du projet”.

Reste que l’esthétisme et la fonctionnalité de cet imposant immeuble en L, dont les lourds piliers rappellent ceux du ministère des finances à Bercy, font débat.
Le ministre de la Ville, François Lamy, en visite récemment dans la commune, était allé jusqu’à admettre ne pas avoir été “ébloui” par la “qualité architecturale” de l’immeuble.

L’été dernier, plusieurs architectes de renom (Jean Nouvel, Dominique Perrault) s’étaient insurgés contre la destruction dans une pétition intitulée : “Faut-il démolir le patrimoine du XXe siècle ?”
A l’époque, le maire de Courcouronnes avait dénoncé un “corporatisme puant”.

L’immeuble, aujourd’hui quasiment vidé de ses habitants, fait face à l’hôpital Louise-Michel, vide, dont les services ont été transférés en 2012.

Les vandales et les  ignares  ont gagné. UN IMMEUBLE DE 1984, pas des années 60.

Les  juges  : "estiment que si l’immeuble décrié de M. Chemetov est “une oeuvre de l’esprit protégeable au titre du droit d’auteur” (..) sa démolition est “légitime et proportionnée au regard du droit moral de l’architecte”, s’agissant d’”un immeuble à vocation utilitaire et non pas purement esthétique”. JE NE COMPREND PAS LE DERNIER ARGUMENT :  "UN IMMEUBLE A  VOCATION UTIlITAIRE ET NON PAS  PUREMENT  ESTHETIQUE " Moi qui croyais bêtement que le rôle de l'architecture était justment cette alliance des  deux. QUELS SONT LES  IMMEUB LES A VOCATION PUREMENT ESTHETIQUE (les arcs  de triomphe et  les monuments aux  morts ? )

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02 juin 2013

GRUISSAN PORT et ses voutins revisité...

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21 mai 2013

DE L'ARCHITECTURE PROPRE

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29 avril 2013

Brasilia suite

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BRASILIA (en provenance du Brésil, édition MERCATOR)

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